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Jacques Majorelle
naît en 1886 au sein d'une famille d'artistes. Son père,
Louis Majorelle, célèbre ébéniste de Nancy, lui donne
l'occasion d'entrer dans le milieu fermé des artistes de
l'époque. Guidé par les amis de celui-ci il entre aux
Beaux-Arts de Nancy en 1901 puis à l'académie Julian à
Paris. Entraîné par la mode du " chevalet dans la nature ",
il est d'abord inspiré par la Bretagne. C'est en Espagne, où
il se rend pour soigner une tuberculose, qu'il découvre sa
passion pour le sud. Ainsi,
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il développe au cœur de la Méditerranée une vision toute
particulière, sortant des représentations classiques, pour
favoriser des tonsvifs proches du fauvisme, des formes
simples, et des sujets originaux. Dès 1910 il découvre
l'Egypte et le Nil. Il visite l'Orient avec un regard nouveau,
dénué de tous les fantasmes orientalistes. En 1919 Jacques
Majorelle s'installe dans la médina de Marrakech où il
fréquente la haute bourgeoisie française.
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Amoureux érudit de l'esthétique des souks, il capte dans
ses tableaux la lumière, les couleurs, les nuances de la
vie quotidienne. Ce peintre voyageur est attiré par
l'authenticité des contrées berbères de l'Atlas, la
sobre géométrie des villages et des kasbahs d'argile le
fascine. Le sud du Maroc va occuper une grande partie de
son existence, alors qu'il aurait pu se limiter aux
mondanités entourant le maréchal Lyautey, grand amateur
de ses œuvres.
Outre ses toiles, Majorelle réalise des affiches afin de
promouvoir le tourisme au Maroc, et participe à la
décoration de l'hôtel de la Mamounia à Marrakech. Entre
1945 et 1952 la quête du beau l'amène à découvrir
l'Afrique Noire (Soudan, Guinée, Côte d'Ivoire, Niger et
Sénégal), où il réalise une série de toiles aux
contrastes éblouissants, faisant preuve d'une grande
créativité tant au niveau des techniques utilisées que
des sujets traités.
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La création du jardin Majorelle
Néanmoins, Jacques Majorelle revient toujours dans le havre
de paix qu'il fait construire en 1924 en bordure de
palmeraie à Marrakech. Sa résidence principale, actuellement
propriété privée d'Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, a été
créée à l'image des palais de Marrakech : simplicité
architecturale, jets d'eau et végétation luxuriante. En
1931, l'architecte Paul Sinoir conçoit l'atelier bleu, de
nos jours siège du musée d'art Islamique. Majorelle se lance
alors dans la création d'un jardin botanique et fait venir
des plantes du monde entier : cactus, yucas, nénuphars,
jasmins, bougainvilliers… Ce petit paradis d'abord lieu
d'inspiration et de repos est ouvert au public dès 1947. A
la suite d'un accident de voiture Jacques Majorelle rentre
en France où il meurt en 1962.
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Une nouvelle aire
Après la disparition de son créateur le jardin reste
ouvert au public et subit de fortes dégradations. En
1980 Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, jusque là
visiteurs et admirateurs du jardin Majorelle, le
rachètent, le sauvant ainsi des spéculations
immobilières qui ravage le patrimoine des jardins de
Marrakech. Commencent alors les travaux de
restauration, qui aboutissent en janvier 2001 à la
création de l'Association pour la Sauvegarde et le
Rayonnement du Jardin Majorelle, assurant ainsi sa
pérennité. Un mécénat discret de Pierre Bergé et Yves
Saint Laurent garanti l'essor et le bon fonctionnement
du jardin jusqu'à ce que l'association devienne
autonome.
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